Variante du card sorting où les participants regroupent les cartes ET nomment eux-mêmes les catégories qu'ils créent. Aucune structure n'est imposée au départ. La méthode explore les modèles mentaux des utilisateurs sans les contraindre dans une taxonomie existante. Le tri ouvert est particulièrement utile en début de projet, quand l'architecture d'information n'existe pas encore ou doit être repensée de zéro. Les libellés de catégories inventés par les participants sont une source directe pour le vocabulaire de la navigation.
On distribue 30 à 60 cartes représentant les contenus ou fonctionnalités du site. Chaque participant travaille individuellement pour éviter l'influence des autres. L'analyse porte sur deux dimensions : quelles cartes se retrouvent systématiquement ensemble (matrice de similarité) et quels noms de catégories reviennent d'un participant à l'autre. Quinze à vingt participants donnent des patterns exploitables. Les résultats du tri ouvert servent de base pour concevoir un tri fermé de validation. Les outils en ligne comme Optimal Workshop automatisent l'analyse des dendrogrammes.
Un musée d'art contemporain utilise un tri ouvert pour repenser la navigation de son site. Les visiteurs créent systématiquement une catégorie "enfants" ou "en famille" que le site ne proposait pas, regroupant ateliers jeune public, visites guidées adaptées et tarifs famille. La refonte intègre cette entrée transversale.