Le métier de designer, sa pratique et son organisation en équipe.
Un essai personnel qui ne crie pas au désastre IA mais interroge ce qui subsiste du métier quand la production devient triviale. Position claire et dérangeante sur ce que signifie vraiment designer en 2026, sans les platitudes habituelles.
Interview d'un designer qui rejette les conventions du design contemporain. Pas un manifeste théorique mais une conversation sur comment maintenir de la singularité quand tout converge vers les mêmes outils et les mêmes patterns. Rare d'avoir ce débat en 2026.
Amélie Poirier articule un changement fondamental du métier : l'UX designer ne conçoit plus des interfaces, mais les règles d'engagement entre humain et machine. C'est une redéfinition du périmètre qui sort de la rhétorique habituelle sur l'IA pour poser une vraie question professionnelle.
Au lieu de se demander comment l'IA va remplacer les designers, l'article inverse la question : comment les designers peuvent-ils reprendre le contrôle des outils plutôt que de les subir ? Une perspective rare qui sort du débat habituel remplacement/adaptation.
Rarement on voit une définition du rôle et des mesures de succès aussi claire pour un métier qui bouge constamment. Les KPI détaillés permettent aux designers de comprendre comment leur travail sur l'expérience de modération ou de communauté crée de la valeur mesurable.
L'argument inverse de « l'IA supprime les designers » : avec les outils d'IA, la différence entre concevoir et développer s'efface, ce qui élève les exigences en matière de pensée système plutôt que de compétences en outils. Une provocation utile sur ce que le métier devient vraiment.
Plutôt que de théoriser sur le portfolio idéal, cet article démarre où les juniors sont vraiment bloqués : comment montrer qu'on sait designer quand on n'a pas encore de projets professionnels à montrer. Angle pratique et débloquant pour les premiers pas.
Pas un énième article sur les bonnes pratiques. C'est un journal d'erreurs : ignorer le contexte métier, chercher la perfection plutôt que l'itération, confondre avoir une opinion avec faire ses preuves. Les pièges sont énoncés sans filtre, avec l'honnêteté de quelqu'un qui en a payé le prix.
Rare : une étude salariale française qui couvre aussi les designers et les rôles UX/produit. Permet de benchmarker sa valeur sur le marché local sans passer par des sources anglo-saxonnes.
L'expérience directe d'une designer qui a quitté les quatre jours de télétravail pour reprendre trois jours au bureau. Entre confort et charge cognitive, elle montre ce que personne ne dit : la vraie fatigue n'est pas toujours là où on la cherche.
Peter Merholz pointe un paradoxe : plus les interfaces deviennent sophistiquées, moins le designer moyen sait expliquer ses choix. L'écart se creuse entre ce qui fonctionne visuellement et ce qu'on peut justifier. Cas concret d'une fragilité métier qui affecte la qualité des produits livrés.
Les designers oublient souvent que l'open source offre un terrain où tester des idées sans contrainte commerciale, et surtout où apprendre en observant comment de vrais utilisateurs adoptent ou rejettent une interface. C'est du dogfooding à l'état pur.
Et si le product sense n'était pas une qualité innée mais une compétence transmissible ? Cette définition opérationnelle change la donne pour les designers qui se demandent ce qui les sépare de ceux qui font la différence.
Un designer ne peut pas déléguer son goût à une IA, mais comment l'acquiert-on vraiment ? Addy Osmani propose une vue différente : le jugement s'éduque par l'exposition répétée, la critique constructive, et surtout l'acceptation que c'est un travail sans fin. Plus profond que la sempiternelle promesse d'une liste de bonnes pratiques.
Essai qui questionne l'obsession des équipes produit pour l'échelle et la croissance sans limite. Signal faible : une critique discrète mais croissante du mythe de la scalabilité comme objectif premier du design.
Une cadre de haut niveau parle sans détour du malaise actuel du design : perte d'influence face aux devs et à l'IA, redéfinition du rôle. C'est rare d'avoir cette franchise sur les tensions internes du métier.
Bascule d'une vision idéaliste du design vers ses vrais pièges : délais qui écrasent les principes, clients qui réduisent le scope, la fatigue des itérations infinies. L'auteur parle de ce qu'aucun cours de design ne prépare.
Et si le malaise des designers venait moins de la surcharge que de la mutation silencieuse de ce qu'on attend d'eux ? Cette réflexion articule ce changement invisible : le designer n'est plus celui qui crée, mais celui qui valide les décisions prises ailleurs.
Les designers qui continuent à penser que leur travail s'arrête à Figma ratent un virage. L'article expose une réalité de plus en plus courante : comprendre comment le code fonctionne, c'est comprendre les limites réelles de ce qu'on peut créer.
Le paradoxe : les outils de design modernes accélèrent la production, mais les processus d'organisation ralentissent. Une prise de position cinglante sur le fossé entre capacité individuelle et friction systémique.