Pourcentage d'utilisateurs qui terminent une tâche donnée avec succès. C'est la métrique d'utilisabilité la plus fondamentale : l'interface permet-elle de faire ce qu'on veut faire ? Le calcul est binaire : la tâche est réussie ou échouée. La définition du "succès" doit être établie avant le test. Un taux de 100 % ne signifie pas que l'expérience est bonne : l'utilisateur a peut-être réussi avec difficulté.
Définir des critères de succès précis et objectifs avant chaque test. Croiser avec le temps sur tâche pour distinguer les succès faciles des succès laborieux. Mesurer sur des tâches réalistes, pas sur des micro-interactions isolées. Un taux de complétion en dessous de 78 % sur une tâche courante signale un problème d'utilisabilité (benchmark Nielsen Norman Group). Segmenter par profil utilisateur : un taux global peut masquer des écarts entre novices et experts.
Lors d'un test utilisateur chez Decathlon, le taux de complétion de l'ajout au panier depuis une fiche produit mobile est passé de 64 % à 89 % après refonte du bouton d'action. SNCF Connect mesure le taux de complétion de l'achat de billet comme KPI principal de chaque release. Le formulaire d'inscription de Doctolib affiche un taux de complétion supérieur à 95 % grâce à sa simplicité (email + mot de passe uniquement).