Accumulation de compromis de conception qui dégradent l'expérience utilisateur au fil du temps. Par analogie avec la dette technique, la dette UX résulte de décisions prises pour livrer vite au détriment de la qualité d'usage. Elle se manifeste par des incohérences visuelles, des parcours dégradés et des workarounds devenus permanents. La dette UX est rarement visible dans les métriques business à court terme. Elle se paie en augmentation progressive du taux de support, d'abandon et de churn.
Maintenir un inventaire des compromis UX acceptés à chaque sprint. Prioriser le remboursement de la dette en fonction de l'impact utilisateur mesuré. Intégrer des tickets de dette UX dans chaque cycle de développement, pas en fin de roadmap. Utiliser les verbatims support et les replays de session pour identifier où la dette fait le plus mal. Distinguer dette intentionnelle ("on sait, on fera plus tard") de dette accidentelle ("personne n'a remarqué").
LinkedIn a accumulé pendant des années des patterns d'interaction différents selon les sections de l'application. La refonte de 2020 a nécessité 18 mois pour unifier les composants et rembourser cette dette.