Dimension de l'expérience utilisateur qui mesure l'attractivité émotionnelle et esthétique d'un produit. Peter Morville l'intègre dans son honeycomb de l'UX comme l'un des sept facteurs de la qualité de l'expérience. La désirabilité va au-delà de l'utilisabilité : un produit peut être parfaitement fonctionnel et ne susciter aucune envie. L'effet esthétique-utilisabilité montre que les produits perçus comme beaux sont aussi perçus comme plus faciles à utiliser. La désirabilité influence la recommandation, la fidélité et la disposition à payer.
Mesurer la désirabilité avec le Microsoft Desirability Toolkit : présenter l'interface et demander de choisir 5 mots parmi 118 pour la décrire. Comparer les mots choisis avec les mots cibles de la marque. Tester la première impression en 5 secondes : l'utilisateur perçoit la désirabilité avant même d'interagir. Travailler la cohérence visuelle et le soin des détails : les micro-imperfections réduisent la perception de qualité. La désirabilité ne se résout pas par des illustrations : la typographie, l'espacement et le rythme y contribuent autant.
Les produits Apple génèrent un unboxing ritualisé parce que la désirabilité commence à l'emballage. Le poids du couvercle de la boîte, la résistance à l'ouverture, la disposition des accessoires sont conçus pour provoquer une émotion positive avant même d'allumer l'appareil.